A Ghost Story – A foutage de gueule story

Parfois, un film peut se résumer à son dispositif de mise en scène. Parfois c’est ce qui permet de tirer un script somme toute assez classique vers le haut en ayant un point de vue original. Parfois c’est l’inverse, le parti pris de mise en scène perd le spectateur. C’est ce qui m’est arrivé sur A Ghost Story, au scénario mince comme du papier à cigarette et à la mise en scène tellement lente et plate que j’avais envie de me flinguer au bout de 10 minutes. Cette critique sera donc bien plus courte que d’habitude, n’ayant pas grand-chose de plus à dire sur le film.

Suite à un accident de voiture, C revient hanter sa maison, et fait des allers retours entre présent et futur pour accompagner la vie de cette maison et au passage accompagner sa compagne M alors qu’elle fait son deuil.

Le film se résume à deux choses, mettre Casey Affleck sous un drap, comme pour un déguisement de gamin, pour matérialiser le fantôme. Une idée certes absurde sur les bords, mais après tout pourquoi pas. L’autre idée, et c’est là le drame, c’est de se baser sur une mise en scène où chaque scène est étirée à l’infini. On a donc un mec qui monologue pendant 10 minutes sur des choses sans intérêt, un couple qui s’endort doucement pendant 5, une fille qui mange pendant 6 minutes avant d’aller se faire vomir, etc, etc, etc. Ce n’est plus du cinéma, mais du remplissage abscons.

Alors certes, on peut comprendre la démarche de l’auteur/réal, qui a voulu parler du vide, du deuil, et de commencer on accepte les deux. Mais vouloir parler du vide en en faisant beaucoup… je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure solution. Le rythme est tellement lent qu’un épisode de Derrick semble être un remake de Hypertension, en comparaison. Et moi qui suis totalement allergique à ce genre de démarche totalement arty… je suis passé totalement à côté.

Je passerai bien entendu sur les citations philisophico pouet pouet placée au début du film pour avoir une démarche encore plus prétentieuse, ou l’utilisation du format carré d’image (mais avec des bords rond façon apple, on n’est pas à un boboïsme près (et oui, j’invente des mots si je veux)) qui ne se justifie à aucun moment, mais qui donne l’impression que l’auteur / réalisateur / branleur / foutage de gueuleur David Lowery te crie dans les oreilles pendant 90 longues minutes de torture : RESPECTE MOI JE SUISSSSS UN ARTISSSSTE BORDEL !

Bref, si A Ghost Story avait tenté d’être un vrai bon film, j’aurai pu adhérer. Là non. Clairement non. Un bon foutage de gueule.

Ma note :

Post Author: Bemovie

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