Paris est ludique 2017 – Mythic Battles : Pantheon et Joan of Arc

Hop, ca faisait un petit bout de temps que nous n’avions pas parlé jeu, donc c’est reparti pour un tour. En effet, ce week-end à lieu Paris est Ludique, un salon en plein air où les éditeurs présentent plein de nouveaux jeu pour tout public, à tester librement. Un rendez-vous familial puisque beaucoup de jeux sont dédiés aux enfants, mais où l’on peut également tester du jeu expert, prochainement distribué dans le réseau classique retail ou financé via kickstarter. Ne pouvant pas y passer très longtemps, en raison d’un week-end chargé, j’ai surtout concentré mon attention sur deux jeux, Pantheon Mythic Battles co-édité par Monolith et Mythic Games, et Joan of Arc édité par Mythic Games en solo.

Commençons par le premier. Fruit d’un kickstarter ayant levé presque 2,7 millions, il permet de faire s’affronter dieux, héros et monstres du panthéon greco-romain en escarmouche avec des figurines magnifiques. Ayant vu de nombreuses vidéos de gameplay, j’avais vendu un rein et ma fille afin de financer un pledge all-in. Mais ayant deux mains gauches, je n’ai jamais cherché à monter un PnP (à savoir un print and play, une version à imprimer, découper et assembler soi même du jeu) afin de la tester vraiment. J’ai donc sauté sur l’occasion, en voyant une table de démonstration libre pour en jouer quelques tours.

Quelques figurines peintes du jeu. Toutes les photos de l’article ont été piquées ailleurs.

Le verdict est simple : la mécanique est chouette et pour un jeu où l’on lance beaucoup de dés pour se compter fleurette à coup de tatanes dans la figure, le hasard n’est finalement pas si prégnant, principalement grâce à deux systèmes. Le premier est celui des dés explosifs, qui permet de sacrifier des dés dont le résultat est foireux, pour augmenter la valeur de dés aux résultats plus intéressants, puis de relancer les dés en question pour augmenter leur valeur. Ce qui permet même avec un lancer absolument catastrophique d’espérer toucher une ou deux fois son adversaire.

L’autre système est basé sur la gestion de main. En effet, pour activer troupes et dieux, le joueur utiliser un deck de cartes dans lequel il pioche à chaque tour. Et dans celui-ci sont présents un certain nombre de cartes joker, appelées arts de la guerre. Elles permettent de jouer deux fois de suite où par exemple d’aller chercher une carte dont on a absolument besoin. Là aussi, ça limite la casse au cas où toutes les cartes d’activation de la super unité de la mort qui tue qui vous a coûté beaucoup de points se trouvent pas hasard en bas de votre deck.

Une table de jeu « classique » sur laquelle ont été rajoutés des arbres pour la déco.

Il y a bien entendu plein d’autres mécanismes intéressants dans le jeu, mais il serait trop long de les expliquer. Ce qu’il faut en retenir, c’est que passé quelques tours de jeu pour appréhender les règles, le jeu s’avère très fluide, rapide et permet de faire de sacrés coups de péripatéticienne. Ce qui est le propre d’un bon jeu. J’ai pu croiser l’auteur du jeu, Benoit Vogt, grand gaillard d’environ 2m60 (a peu près, non je n’éxagère pas) fort sympathique a qui je ne suis pas arrivé à faire cracher une information clé, à savoir quand la saison 2 du jeu, basée autour de la mythologie nordique sera disponible. Flûte. La livraison de cette première saison semble toujours calée sur Noël. J’ai hâte !

L’autre jeu est donc Jeanne d’Arc ou plutôt Joan of Arc, parce qu’il faut bien plaire au public international. Il s’agit d’un jeu totalement différent, avec des figurines bien plus petites (du 15 mm) mais étonnement super détaillées qu’il va être encore plus difficile de peindre pour un nul comme moi, mais qui vont avoir un gros avantage : elles vont permettre de déployer des monstres gigantesques sur la table tout en étant à l’échelle. On parle d’un ange, d’un dragon dont l’envergure des ailes fait plus de 50 cm ou d’un géant. Oui, les fameux dragons que Jeanne a combattu avec son épée vorpale +5. Comment ça ce n’est pas réaliste ?

Le jeu, ses tuiles hexagonales chacunes subdivisées en trois cases, quelques bâtiments

(qui seront a priori dans la boite de base) et quelques figurines (donc en 15 mm)

Et bien il s’avère qu’au contraire le jeu est en fait très réaliste, basé sur une approche historique de la guerre de cent ans mais en y rajoutant un petit twist (qui ne vient pas de saint-tropez) : tous les mythes et légendes de l’époque sont en fait réels. D’où les bébêtes. Pour revenir au jeu, il s’agit d’un système modulaire qui permet soit de s’affronter classiquement avec des points, et un plateau modulaire à case, soit, et c’est à priori là le coeur du jeu, de jouer façon scénario. Avec une table qui évolue au fil de la partie avec une part d’aléatoire qui permet qu’un scénario puisse être rejoué plein de fois avec une conclusion à chaque fois différente.

Niveau système, le gros des règles a pu être assimilé en cinq minutes montre en main. Il est surtout basé sur des cubes d’activations, de réactions d’opportunité pour jouer pendant le tour adverse, ou d’XP, avec un tour de jeu assez rapide. A la manière d’un jeu de rôle, certaines rencontres sur le plateau (avec une vieille dame, en essayant de traquer un loup garou dans le scénar que j’ai joué) font tirer une carte « rencontre » qui propose deux choix aux conséquences imprévisibles (de l’équipement ? Des indices sur la localisation de la bête ? Une meute de loup qui débarque?)… et qui surtout seront différents à chaque partie.

Une des figurines, peinte. Un niveau de détail hallucinant vu la taille de la chose. Un super taf signé Martin Grandbarbe,

peintre attitré des jeu Mythic Games jusqu’ici.

Avec ma chance habituelle, j’ai bien sur perdu cette partie qui consistait à trouver qui était le loup parmi quatre villageois, ayant ma plus forte unité, un chevalier, bloquée par une meute de loup, pendant que le loup garou, enfin démasqué, massacrait joyeusement les faibles troupes que j’arrivais à lui envoyer. Une partie courte, d’environ 45 minutes qui m’a surtout donné une envie : vite y rejouer. Et du coup vendre mon autre rein pour le kickstarter qui sera lancé à la rentrée. Un jeu qui a l’air beau, profond et permet lui aussi de jolis coups de maman travaille tard le soir. Tout ce que j’aime.

J’ai eu l’occasion de tester d’autres jeux sur le salon, mais c’est vraiment pour ces deux là que j’y allait et sur lesquels je voulais m’attarder. En tout cas, si vous n’avez rien à faire ce dimanche, n’hésitez pas à y aller en famille… ou dans le pire des cas à y faire un saut l’an prochain.

Post Author: Bemovie

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